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Je prends le temps de créer de nouvelles pièces et de remettre l’atelier en ordre.
La boutique est donc en pause.
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ou suivre les nouvelles de l’atelier sur mes réseaux sociaux.
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Fondatrice d'Ensorcelise
Imaginer une nouvelle collection de décorations féeriques commence rarement dans l’atelier.
Tout commence dehors.
Une saison qui bascule.
Une lumière différente.
Une promenade en forêt.
Une branche noueuse. Une écorce texturée. Des graminées qui dansent.
Je suis profondément inspirée par la nature.
Mais aussi par mes lectures, les contes et légendes que j’aime depuis toujours… et parfois par des univers plus inattendus.
Récemment, l’ambiance et les tenues des Chroniques de Bridgerton ont fait fait naître une série de Demoiselles. Comme quoi, l’inspiration ne choisit pas toujours la voie la plus évidente.
Mon cerveau fourmille en permanence.
Souvent, c’est la rencontre avec une matière qui déclenche tout. Un tissu que je n’aurais jamais choisi moi-même. Des chutes en quantité limitée. Un morceau de bois donné par quelqu’un.
C’est paradoxal : j’aime aller au-delà de mes goûts esthétiques personnels. Partir de ce que je n’aurais pas sélectionné spontanément. Et voir jusqu’où cela peut m’emmener.
Quand les idées s’accumulent, je les note.
Pas pour qu’elles soient belles.
Mais pour alléger la charge mentale.
Sinon, elles tournent en boucle.
Écrire me permet de faire de la place.
De garder une trace.
Et surtout, de pouvoir créer l’esprit plus libre.
Mais noter une idée ne signifie pas qu’elle verra le jour.
Elle attend parfois longtemps.
Jusqu’à ce que la bonne matière croise son chemin.
L’inspiration n’a aucun sens du timing.
Elle peut surgir à 8h30 un lundi comme à 16h un dimanche.
Et quand elle arrive, je le sais immédiatement : je deviens impatiente, concentrée, portée par une excitation presque enfantine… avec, en arrière-plan, cette petite peur que ça foire complètement.
Mon cerveau a déjà beaucoup travaillé avant que je passe à l’action.
Alors quand je me lance, je ne tergiverse pas.
Je sors tout.
Tissus. Branches. Fils. Outils.
Je veux que chaque élément soit à portée de main.
Très vite, un joyeux bazar s’installe sur ma table de travail.
J’en ai besoin. Voir. Toucher. Déplacer. Associer.
Je travaille souvent avec un fond sonore.
De la musique.
Une série en arrière-plan.
C’est presque mon repère temporel.
Quand un album se termine ou qu’un épisode s’achève, je relève la tête et je réalise combien de temps s’est écoulé.
(Sans ça, je crois que je pourrais créer jusqu’au milieu de la nuit sans m’en rendre compte.)
Je commence d’instinct.
Je teste. J’ajuste. Je modifie.
Je me laisse guider par la matière.
Un bois impose sa courbe.
Une chute de tissu limite les couleurs.
Une texture inattendue change l’équilibre.
Parfois, ça fonctionne rapidement. Parfois, non.
Il y a du doute.
Un peu de frustration.
Et cette exigence que j’ai envers moi-même.
Puis arrive ce moment précis.
Je termine la pièce.
Je la regarde.
Et je m’entends murmurer :
« C’est beauuu… »
C’est ce moment-là qui valide une création artisanale.
Chaque création artisanale commence par un prototype.
S’il me convainc, il devient le point de départ d’un modèle — jamais d’une reproduction parfaite
Je travaille avec de petites quantités de matières premières : tissus en chutes, éléments naturels uniques, trouvailles ponctuelles, en essayant autant que possible de privilégier une approche écoresponsable (en savoir plus sur ma démarche écoresponsable).
Même lorsqu’un modèle revient, les couleurs changent, les textures évoluent, les détails se transforment.
Toutes mes pièces sont uniques. Imaginées et façonnées à la main, avec intention.
Je n’aime pas travailler en série. Cela m’ennuie.
Imaginer une collection ne signifie pas produire davantage. Cela signifie chercher juste. Évoluer sans me répéter. Continuer à explorer.
Et lorsque l’équilibre est trouvé, je prends le temps de consigner ce qui a été découvert :
les croquis, les mesures, les matières, les étapes.
Pour ne pas perdre le chemin.
Pour pouvoir y revenir… sans jamais recréer exactement la même histoire.
Je crée d’abord pour moi.
Pour cette émotion intérieure qui me dit que c’est juste.
Mais je pense toujours au ressenti des personnes qui accueilleront mes décorations féeriques artisanales chez elles.
À leur réaction.
À l’histoire qu’elles y projetteront.
Je n’imagine pas seulement un objet.
J’imagine un univers.
Créer une nouvelle collection artisanale, c’est accepter qu’il y ait des essais, des doutes, des élans spontanés… et beaucoup de passion derrière chaque pièce visible.
Et peut-être est-ce cela que vous ressentez, lorsque vous en tenez une entre vos mains.
Si vous souhaitez explorer davantage mon univers féérique et mes inspirations visuelles, rendez-vous sur mon Pinterest.